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lundi 8 mars 2010

Affiches et fiches pédagogiques sur le développement durable




GoodPlanet, en collaboration avec le ministère de l’Education Nationale, le ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de l’Aménagement du territoire présentent « Le Développement Durable, pourquoi ? ». Ce projet consiste à mettre gratuitement à disposition une vingtaine d’affiches dans chaque école primaire, collège et lycée français, quel que soit son effectif ou sa localisation. L’exposition présente les enjeux environnementaux et sociaux d’aujourd’hui qui feront le monde de demain. Résolument axées sur le respect de la diversité des hommes et des richesses naturelles, ces affiches présentent une sélection de photographies de Yann Arthus-Bertrand et d’autres photographes, accompagnées de textes pédagogiques qui serviront d’outil aux enseignants et aux professeurs pour travailler autour du Développement Durable. Chaque jeu d’affiches contient les éléments de base nécessaires à l’exposition (photographies et textes) afin de permettre à tous les enfants et adolescents francophones, accompagnés de leurs professeurs, d’organiser eux-mêmes et selon leur propre créativité, un événement public de sensibilisation à l’environnement. Les fiches pédagogiques sont adaptées aux élèves des collèges et lycées.

Téléchargez l'affiche Se nourrir en respectant la Terre. En France, comme dans les autres pays industriels, les sols se détériorent. Les pesticides et les nitrates, utilisés aussi massivement dans les jardins, sont responsables de la dégradation de nombreuses nappes souterraines et de deux rivières sur trois. Ces effets maintenant connus, nombre d'agriculteurs réagissent et modifient leurs pratiques. Dans leurs jardins, les citoyens doivent suivre.

Téléchargez la fiche pédagogique Se nourrir en respectant la Terre.

Téléchargez l'affiche La biodiversité en danger. Depuis l'apparition de la vie, des millions d'espèces animales et végétales ont vécu puis disparu de la biosphère terrestre. Mais aujourd'hui, le rythme de leur extinction est 1 000 à 10 000 fois supérieur au taux naturel. La première cause de ces disparitions est la dégradation des écosystèmes, accélérée depuis 50 ans. Si cela est dû en partie à l'expansion de la population mondiale, la société de consommation a ses responsabilités : dans le monde 20 % des hommes consomment 86 % des ressources de la Terre. Les végétaux fournissent notre oxygène, les forêts et les zones humides purifient notre eau, les plantes sont les seuls médicaments de plus de la moitié de la population mondiale. Nombre de petits animaux évitent la prolifération de maladies chez l'homme en stockant les agents pathogènes... Nous avons besoin de la biodiversité. Maintenant, la biodiversité a besoin que nous la respections.

Téléchargez la fiche pédagogique La biodiversité en danger.

Téléchargez l'affiche Écosystèmes, sources de vie. Un écosystème est une association active et évolutive de plantes, d'animaux et de micro-organismes qui dépendent les uns des autres et de leur milieu : forestier, lacustre, lagunaire ou désertique... La disparition de l'un des éléments peut modifier tout l'équilibre. Sensibles aux variations du climat et à l'activité humaine, beaucoup d'écosystèmes ont disparu en quelques siècles ou sont menacés. Ainsi, 14 millions d'hectares de forêts naturelles sont abattus par an, surtout dans la zone intertropicale. La dégradation des récifs coralliens, par exemple, a des répercussions sur l'ensemble de la faune océanique, de même que l'anéantissement des mangroves dû pour moitié à l'installation d'élevages de crevettes ces dernières années. Ces dommages aux écosystèmes rendent plus dévastateurs les tempêtes et les raz de marée.

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Téléchargez l'affiche Zones humides, richesses indispensables. Un milieu humide est une terre imbibée ou saturée d'eau : une véritable zone tampon entre milieux terrestre et aquatique. Après la forêt tropicale, c'est l'écosystème terrestre où la richesse biologique (animale et végétale) est la plus élevée au monde. Les marécages et tourbières ont aussi la propriété de filtrer la pollution et, comme des éponges, d'absorber l'eau, limitant ainsi les inondations. Cet aspect écologique n'a été identifié que récemment et, du fait de la mise en culture et de l'urbanisation, la moitié des zones humides, où vivent 350 millions d'hommes, a disparu au cours du XXe siècle. Un des défis actuels majeurs est de restaurer les zones humides, surnommées les reins de la Terre, afin qu'elles remplissent leur fonction, vitale pour l'équilibre de notre planète.

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Téléchargez l'affiche Le climat change. Sans raison apparente, on observe depuis quelques années une fonte accélérée des glaciers de la planète. De même, l'épaisseur de la banquise arctique a diminué de 40 % en moyenne depuis 1960. Ces phénomènes sont des signes visibles du réchauffement global de la planète, dû à l'effet de serre dont l'agent principal est le gaz carbonique. Ce CO2 est libéré en masse dans l'atmosphère quand l'homme brûle les combustibles fossiles (pétrole, charbon, gaz) pour produire de l'énergie (industrie, transports, chauffage). Les conséquences sont nombreuses. La hausse du niveau de la mer menace les îles basses et les plaines deltaïques comme le delta du Nil, le Bengladesh ou même la Camargue. La fonte des glaciers menace l'approvisionnement en eau des vallées. Sous l'effet du réchauffement, certaines espèces disparaissent, d'autres migrent. Il est urgent de diminuer nos rejets de gaz à effet de serre.

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Téléchargez l'affiche Prévenir les catastrophes naturelles. Au cours des 25 dernières années, le tiers de l'humanité a été touché par les catastrophes naturelles (inondations, cyclones, sécheresses, séismes...). Les causes sont complexes et font autant intervenir les facteurs naturels qu’humains. En 50 ans, l'homme a davantage modifié l'environnement planétaire que pendant toute l'histoire de l'humanité. Ainsi, en bétonnant de grandes surfaces et en déboisant les vallées, il a augmenté le risque d'inondation ou de glissement de terrain. Il a renforcé la puissance des vents qui ne sont plus brisés par les forêts. En construisant dans certaines zones à risque de façon non adaptée, les populations augmentent aussi leur vulnérabilité. En outre, la prévention sauve beaucoup plus de vies que les secours d'urgence : il y a en moyenne 13 fois plus de morts dans les pays manquant de ressources, d'infrastructures et de dispositifs de sécurité.

Téléchargez la fiche pédagogique Prévenir les catastrophes naturelles.

Téléchargez l'affiche Vivre avec les forces de la nature. Toutes les régions du globe ne reçoivent pas le même ensoleillement. Les vents, les pluies, les courants marins rétablissent l'équilibre en redistribuant l'énergie entre les zones les plus chaudes et les zones plus froides. Parfois, cette redistribution est brutale : les pluies deviennent diluviennes et provoquent des inondations ou des glissements de terrain, les vents se transforment en tempêtes, ouragans ou cyclones. Lorsqu'ils se produisent en zone habitée, ces aléas climatiques -naturels- provoquent de véritables catastrophes. L'homme ne peut aller contre ces aléas et doit s'adapter : construire sur pilotis en zone inondable, renforcer les systèmes d'alerte et d'évacuation dans les zones exposées... Ceci est d'autant plus important que le changement climatique en cours semble accélérer les cycles de redistribution de l'énergie à travers la planète et intensifier ces aléas.

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Téléchargez l'affiche Respecter l'autre. Des études récentes d'ADN suggèrent que tous les hommes modernes (Homo sapiens sapiens) ont un ancêtre commun qui vivait en Afrique voici 60 000 ans. Les caractères généraux du génome humain (déclaré "patrimoine de l'humanité" par l'Unesco) le prouvent : nous sommes tous parents, même si nous semblons différents. Si notre patrimoine génétique reflète nos adaptations à des milieux différents, notre patrimoine culturel aussi. Chaque culture a développé des modes de vie en harmonie avec son milieu. Le nomadisme, par exemple, est adapté aux espaces désertiques dont il tire profit sans les épuiser.

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Téléchargez l'affiche Réduire nos déchets. Depuis un siècle, la société de consommation génère de plus en plus de déchets divers : domestiques, hospitaliers, industriels... 80 % des déchets dangereux, soit 500 millions de tonnes par an, sont produits par les pays industriels. Dans les pays pauvres, 80 % des déchets sont rejetés sans traitement. Dans les pays riches, la pollution est plus insidieuse car les ordures sont souvent enfouies ou incinérées. Mais les nappes phréatiques, le sous-sol, l'air... sont directement contaminés. Un des enjeux du développement durable réside dans l'élimination des déchets non biodégradables. Le meilleur moyen consiste à les réduire à la source en supprimant les emballages inutiles, en préférant les produits à longue durée de vie et en évitant les produits jetables. Il est important aussi de trier ce qui peut être réutilisé. Le papier par exemple se recycle 8 à 12 fois !

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Téléchargez l'affiche Économiser l'énergie. Le pétrole a mis des dizaines de millions d'années pour se former dans le sous-sol. L'homme, en seulement 150 ans, en a brûlé la moitié des réserves accessibles, la majeure partie sous forme d'essence. Le secteur des transports est en effet tributaire à 97 % du pétrole. Il est aussi responsable d'un quart de nos émissions de CO2, le principal gaz à effet de serre participant au changement climatique. Pour freiner ces émissions, il est désormais urgent de favoriser les transports en commun, de produire des véhicules utilisant l'énergie renouvelable, et d'adopter des modes de consommation moins gourmands en énergie, comme l'achat de produits locaux et peu emballés. Cela permettra en outre de réserver la consommation de pétrole à la fabrication des plastiques ou d'autres composés chimiques très courants dans notre vie quotidienne, qu'on ne sait obtenir aujourd'hui qu'à partir du pétrole.

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Téléchargez l'affiche Davantage d'énergies renouvelables. Alimentées par la force du vent, ces éoliennes fournissent l'électricité de milliers de foyers danois. Contrairement aux énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) qui s'épuisent à mesure qu'on les consomme, l'énergie éolienne est renouvelable, au même titre que l'énergie solaire, la géothermie (chaleur interne de la Terre) et la biomasse (bois et bio-carburants comme l'éthanol) qui, cultivée, se régénère en quelques mois ou années. Face au déclin des ressources de pétrole, de charbon et de gaz, ces énergies se développent à grande vitesse dans les pays qui en ont fait une priorité politique. Mais, avec l'augmentation du niveau de vie de pays aussi peuplés que la Chine et l'Inde, la demande énergétique dans le monde croît à un point tel que le seul développement des énergies renouvelables ne suffit pas. Il faut aussi diminuer la consommation globale d'énergie.

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Téléchargez l'affiche Accéder à l'eau potable. Bien que nous ayons besoin d'1,5 litre d'eau au minimum par jour, un cinquième des êtres humains n'y a pas accès. Aussi, des milliers de femmes et d'enfants font chaque jour des kilomètres à pied pour s'approvisionner en eau potable. Ailleurs, 3 millions de personnes meurent de maladies dues à l'eau souillée par des substances dangereuses et des micro-organismes porteurs de germes nocifs. Dans les pays pauvres, l'eau est souvent polluée avant d'être consommée (pollution des ressources), puis une seconde fois, avant son rejet dans la nature (eaux usées). Les ressources en eau sont les clés du développement durable de notre planète. C'est pourquoi les Nations Unies ont lancé en 2005 une Décennie internationale d'action sur le thème « L'eau, source de vie ». L'avenir de l'humanité en dépend...

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Téléchargez l'affiche Préserver l'eau. L'eau est abondante sur la planète bleue, mais seul 0,01 % de ce volume est disponible pour les êtres vivants ! En effet, la majeure partie est salée (97 %), et sur les 3 % d'eau douce restant, 70 % sont sous forme de glace et 30 % sont stockés dans les profondeurs de la Terre. Si l'eau douce est rare, elle est de plus mal répartie. Alors qu'elle coule à flot en Islande ou au Canada, à Aman, la capitale jordanienne, on n'en dispose que 3 jours par semaine. Lorsqu'un pays souffre de stress hydrique, l'agriculture est le 1er secteur touché. En effet, la circulation de l'eau à travers les plantes est le moteur de leur croissance et 70 % de l'eau douce consommée dans le monde est utilisée pour l'irrigation. Mais pour être durable, l'arrosage des cultures doit respecter le cycle de l'eau et la vitesse de renouvellement des nappes, des lacs ou des fleuves.

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Téléchargez l'affiche Ne pas surexploiter les ressources de la planète. Dans les mers, suite à la pêche industrielle pratiquée par les pays riches, plus de 70 % des stocks de pêche souffrent d'exploitation excessive ou d'épuisement, et un tiers de la faune marine est menacé d'extinction. Selon les Nations Unies, « l'océan se meurt ». Quelques pays montrent que le progrès est possible. Le Chili, en réduisant ses quotas de prises, et la Namibie, en réglementant mieux ses accords de pêche, ont reconstitué en partie les stocks de leurs poissons côtiers. D'autres nations peuvent suivre leur exemple. Sur les continents, les sols sont aussi surexploités, appauvris notamment par des pratiques agricoles souvent trop intensives. Ce phénomène mondial touche un tiers des terres. Certains pays ou communautés réagissent en labourant différemment, en reboisant aux alentours, en changeant les techniques d'irrigation...

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Téléchargez l'affiche Habiter les côtes sans les polluer. Sur les cartes de géographie, le fin contour qui sépare les continents du milieu marin, c'est le littoral. Il parait bien vulnérable surtout quand on imagine qu'un nombre grandissant d'humains s'y établissent. Les ports, ouverts sur le monde, permettent les échanges commerciaux et les brassages culturels qui contribuent à la splendeur des villes, comme ce fut le cas pour Venise pendant plusieurs siècles. Sur les 151 pays ouverts sur la mer, 90 ont bâti leur ville principale sur le rivage. Sur les dix plus grandes villes de la planète huit sont côtières tout comme la majorité des villes de plus de 100 000 habitants. On comprend que les activités terrestres, notamment le rejet des eaux usées, des produits chimiques, des engrais et des pesticides, sont à l'origine de 80 % de la pollution marine. Trop peu de villes encore disposent de structures d'assainissement et de dépollution des eaux.

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Téléchargez l'affiche Protéger la vie marine. Sur ce rivage, la vie foisonne, invisible à nos yeux. Car sans eau, la Terre serait une grosse lune : une planète morte. C'est dans les océans que la vie est apparue voici 4 milliards d'années. La vie s'est diversifiée depuis et a conquis les terres, mais la vie océanique reste très riche (30 milliards de tonnes de matière vivante). C'est également une des plus diversifiées, concentrée à 90 % sur les côtes sous forme de plancton, d'algues, d'herbiers marins, de mollusques, de poissons... Ces zones fertiles sont fragiles. Leur préservation -comme ici en baie de Somme- est indispensable : le poisson est la 1ère source de protéine de plus d'un milliard d'êtres humains. De plus, la bonne santé des océans est importante pour l'ensemble de la biodiversité de la planète : les relations entre les espèces sont si complexes que l'atteinte à l'une d'entre elles peut avoir des répercussions parfois irréversibles.

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Téléchargez l'affiche Vivre de son travail. Avec la mondialisation de l'économie, ce qui est produit à un endroit est souvent consommé à un autre. Mais les salaires et les conditions de travail sont si différents d'un pays à l'autre que de nombreux travailleurs sont précarisés, dans les pays en développement comme dans les pays industrialisés. Si 2,8 milliards de personnes dans le monde travaillent, 2 milliards d'entre elles gagnent moins de 1,5 € par jour. Dans ces conditions, c'est la dignité même des hommes et de leur famille qui est ignorée. Face à ces problèmes, de nouvelles formes d'échange entre le Nord et le Sud apparaissent, comme le commerce équitable, où le consommateur choisit de payer légèrement plus cher un produit contre l'assurance de voir le producteur rémunéré dignement. Ces nouvelles formes de commerce responsable ont en outre l'avantage de recréer un lien entre producteurs et consommateurs.

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Téléchargez l'affiche Être citadin. Au cours des siècles, la ville a montré son pouvoir de brassage culturel, d'intégration sociale et d'innovations nées des échanges entre les peuples. Elle reste attirante : les emplois y sont plus fréquents, les écoles ou services de santé sont plus accessibles, les activités culturelles foisonnent... Mais les pollutions sonores et chimiques, les risques technologiques accompagnent une explosion urbaine souvent mal maîtrisée. Les villes ne sont plus adaptées aux véhicules toujours plus nombreux qui y circulent. Ce n'est pas une fatalité : aux Pays-Bas par exemple, 30 % des déplacements urbains se font à bicyclette. L'avenir des villes se pose : comment inventer un développement urbain durable offrant à ses habitants un environnement fonctionnel et agréable ? Ceci dépend de chacun : la collectivité doit mener des actions améliorant le cadre de vie et les citadins opter pour des gestes qui en garantissent la qualité.

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Téléchargez l'affiche Survivre en ville. Autrefois, vivre en ville était plutôt une exception sur Terre. Aujourd'hui la tendance s'inverse et le monde devient plus urbain que rural. Chaque année, 62 millions d'êtres humains quittent la campagne pour les villes qui abritent déjà la moitié de l'humanité. Le phénomène est si rapide que les villes deviennent des mégalopoles concentrant des millions d'habitants sur quelques km2, des villes tentaculaires aux limites mal définies et cernées de bidonvilles : aujourd'hui, un humain sur sept vit dans un bidonville. Cette urbanisation massive change fondamentalement le rapport entre les hommes et leurs ressources vitales (nourriture, eau...) qui ne sont pas directement accessibles là où les hommes vivent. Il faut les acheminer et ensuite évacuer les déchets. C'est une charge colossale pour les municipalités, qui doivent aussi gérer l'intégration sociale des nouveaux venus (scolarisation, transports...).

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Téléchargez l'affiche Être réfugié. Fuyant les conflits armés, 20 à 25 millions de personnes cherchent la sécurité à l'étranger ou dans les régions reculées mais insalubres de leur pays. Ce sont en majorité des femmes, des jeunes filles, des vieillards et des enfants vivant souvent séparés de leur famille. Victimes des recrutements forcés et des trafics, 300 000 adolescents seraient enrôlés comme soldats. De leur côté, les jeunes filles sont surtout exposées aux exploitations et abus sexuels. Dans le monde, cette dernière décennie a fait encore 3 600 000 victimes de conflits internes parce qu'elles affichaient une pensée divergente ou étaient nées d'une ethnie différente. C'est l'Afrique qui en paie le plus lourd tribut. Le droit de chaque homme de vivre dans la paix doit être réaffirmé haut, fort et partout.

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Téléchargez l'affiche Vivre ensemble - 6,5 milliards d'Hommes. Le nombre de 6,5 milliards d'humains a été franchi en 2005, c'est 4 milliards de plus qu'en 1950. Jamais la population n'a augmenté aussi rapidement. Pourtant, depuis les années 1970, à mesure que les femmes acquièrent de l'instruction et des droits sociaux, la fécondité baisse et la croissance démographique mondiale fléchit. Si cette tendance persiste, la population peut se stabiliser à 9 milliards d'individus en 2050. Aujourd'hui, 87 % des 2,2 milliards de jeunes habitent dans les pays en développement. Cette jeunesse peut être un grand atout pour l'économie de ces pays s'ils résolvent les problèmes d'accès à l'éducation, de logement (100 à 250 millions d'enfants vivent dans la rue), de propagation du SIDA et de vulnérabilité aux conflits armés.

Téléchargez la fiche pédagogique Vivre ensemble - 6,5 milliards d'Hommes.

Source : Le développement durable

Affiches et fiches pédagogiques sur la biodiversité







Téléchargez l'affiche La vie est partout. Du bord de la mer jusqu'au sommet des plus hautes montagnes, de la surface des océans jusqu'aux plus grandes profondeurs, la vie est partout. Elle est sous nos pieds jusqu'à plus de 4 000 mètres de profondeur, elle est au-dessus de nos têtes jusqu'à 16 000 mètres d'altitude ! L'air que nous respirons, le sol sur lequel nous marchons, l'eau dans laquelle nous nageons sont chargés de vie. Car les formes de vie les plus abondantes sont aussi les plus petites : les bactéries, les champignons, les micro-algues... C'est pourquoi il est si difficile de décrire la vie dans sa totalité. Ramenée à l'échelle de la Terre, la vie semble pourtant bien fragile : si notre planète avait la taille d'un ballon de football, toute la vie serait concentrée sur une mince pellicule d'un demi millimètre d'épaisseur. Il suffirait de gratter avec son ongle pour la détruire.

Téléchargez la fiche pédagogique La vie est partout.

Téléchargez l'affiche La vie se transforme sans cesse. Voici notre plus proche cousin, avec qui nous partageons 98 % de nos gènes. Malgré ce patrimoine commun, l'homme et le chimpanzé n'appartiennent pas à la même espèce car ils ne sont pas interféconds. Même si les hommes ont mis du temps à l'admettre, ils sont parents avec toutes les formes du vivant, animales, végétales ou même bactériennes. Les bactéries sont nos ancêtres. Au cours de l'évolution, certaines d'entre elles se sont transformées et ont été à l'origine d'organismes plus gros qui se sont encore différenciés en s'adaptant aux conditions de vie qui n'ont cessé de changer au cours de l'histoire de la Terre. Ces transformations n'effacent pas les traces de parenté. C'est ainsi que les bactéries peuvent utiliser nos gènes. Si on introduit le gène humain de l'insuline dans une bactérie, celle-ci le lit comme s'il était le sien et produit de l'insuline humaine. C'est grâce à cela que l'on soigne certains malades du diabète.

Téléchargez la fiche pédagogique La vie se transforme sans cesse.

Téléchargez l'affiche La vie a une histoire. C'est dans l'océan que se trouve probablement la majeure partie des espèces de la planète. On les connaît peu car les océans sont très difficiles à explorer. Malgré nos faibles connaissances, nous avons déjà pu mettre au point des médicaments contre le Sida issus du hareng ou encore d'une éponge vivant dans le corail. C'est dans les océans que la vie a pu apparaître il y a 3,8 milliards d'années. Si on racontait l'histoire de la vie en une semaine, les premières formes de vie seraient nées le lundi à 0 heure, les premières plantes seraient sorties de l'eau 6 jours plus tard, le dimanche matin à 4 heures 10. Il faudrait attendre 8 heures 31 pour voir apparaître les premiers reptiles et c'est seulement à minuit moins trente-deux secondes que l'homme moderne aurait fait son entrée. L'homme moderne est donc apparu très récemment.

Téléchargez la fiche pédagogique La vie a une histoire.

Téléchargez l'affiche Des millions et des millions d'espèces. Actuellement, on connaît le nombre des étoiles composant la Voie Lactée avec plus de précision que le nombre des espèces peuplant la Terre. Les évaluations du nombre total des espèces varient entre 10 et 100 millions dont seulement 1,8 million sont identifiées et décrites. Les trois quarts sont des insectes. Chaque année, plus de 15 000 nouvelles espèces sont ainsi découvertes. La France métropolitaine abrite 135 espèces de mammifères, 357 espèces d'oiseaux, 38 espèces de reptiles et autant d'amphibiens, 34 600 espèces d'insectes et plus de 6 000 plantes vasculaires. Cependant, sur la liste rouge des espèces menacées, notre pays est mal classé puisque la France figure au 4e rang mondial pour le nombre d'espèces animales menacées et au 9e pour le nombre des plantes.

Téléchargez la fiche pédagogique Des millions et des millions d'espèces.

Téléchargez l'affiche Tous semblables, tous différents. Chaque individu d'une même espèce est unique. Pourquoi ? Parce qu'il y a probablement 1,5 milliard d'années est apparue la reproduction sexuée. Avec elle, commence la grande aventure de la sexualité : pour pouvoir se reproduire, les cellules reproductrices des individus doivent désormais se rencontrer. Chez les végétaux, le pollen mâle part à l'aventure pour rencontrer le pistil femelle. Chez les animaux, le mâle quitte souvent son groupe pour rencontrer une femelle la plus éloignée possible de sa propre famille. Grâce à la reproduction sexuée, les nouveaux êtres naissants sont tous différents : ils résultent du mélange hasardeux de certains caractères de leur père et de leur mère. De la différence naît l'innovation.

Téléchargez la fiche pédagogique Tous semblables, tous différents.

Téléchargez l'affiche La vie a une géographie. Parmi les millions d'espèces que compte la planète, une en particulier nous intéresse : l'homme ! Son nom scientifique est Homo sapiens (homme sage). Plusieurs espèces d'hommes ont cohabité sur la planète dans le passé, mais il ne reste plus que la nôtre. Malgré nos différences physiques, nous sommes tous semblables. La lignée humaine serait née en Afrique, il y a 6 millions d'années. Actuellement les plus anciens fossiles connus montrent que nos ancêtres vivaient dans un milieu forestier. Plus tard, il y a 3 à 4 millions d'années, les australopithèques demeuraient eux dans des savanes arborées. Il y a 2 millions d'années, les premiers hommes s'adaptent à un milieu de plus en plus ouvert. Leur bipédie est alors très évoluée. C'est ainsi que beaucoup d'espèces évoluent par la modification de leur environnement combinée à un isolement géographique. Mais si la transformation d'une forêt luxuriante en savane a été favorable à l'apparition de l'espèce humaine, les forêts, notamment tropicales, restent les milieux les plus propices à la diversité des espèces car elles sont chaudes et humides, la nourriture et donc l'énergie y sont abondantes.

Téléchargez la fiche pédagogique La vie a une géographie.

Téléchargez l'affiche L'homme, une force dans la nature. En découvrant l'agriculture, il y a environ 10 000 ans, les hommes ont assuré leur sécurité alimentaire et amélioré leurs conditions de vie. Ils ont modifié les paysages, leur donnant une beauté très particulière comme les mosaïques de champs colorés en Provence, les rizières en terrasse en Asie, le bocage de Normandie... Pendant cette lente évolution, les espèces sauvages se sont adaptées et certaines ont tiré parti des prairies ou des haies. Mais ces cinquante dernières années, par leur explosion démographique et l'amélioration de leurs techniques, les hommes ont changé les écosystèmes de la planète plus rapidement que pendant toute l'histoire de l'humanité. Trop rapidement sans doute. Aujourd'hui le rythme d'extinction des espèces serait de 100 fois à 1 000 fois plus rapide que le rythme naturel. La Terre a perdu la moitié de ses forêts originelles, la moitié de ses zones humides, le tiers de ses récifs coralliens… Des biologistes évoquent désormais une « sixième extinction de masse », comme celle des dinosaures il y a 65 millions d'années. Et cette fois-ci le principal responsable est l'espèce humaine.

Téléchargez la fiche pédagogique L'homme, une force dans la nature.

Téléchargez l'affiche Des espèces disparaissent. Aujourd'hui sur Terre, 1 espèce sur 4 est menacée chez les mammifères, 1 sur 8 chez les oiseaux, 1 sur 3 chez les poissons, 2 sur 5 chez les amphibiens et 1 sur 8 chez les plantes. Au total, un cinquième de toutes les espèces vivantes pourrait disparaître avant 30 ans si rien n'est fait. C'est très préoccupant parce que les espèces sont liées entre elles, l'une fournit la nourriture à l'autre, une autre encore élimine les déchets, offre son abri... La biodiversité est comme un château de cartes dont chaque carte serait une espèce. Trop de cartes disparaissent ? C'est l'ensemble du château qui menace alors de s'écrouler. La survie de l'espèce humaine est ainsi indissociablement liée au bon équilibre de la biodiversité. Un seul exemple : la digestion serait impossible sans la flore microbienne qui vit dans notre estomac et nos intestins. Plus elle est riche et diversifiée (il y aurait plus d'un millier d'espèces), mieux nous nous portons. Si elle s'appauvrit, nous tombons malades.

Téléchargez la fiche pédagogique Des espèces disparaissent.

Téléchargez l'affiche Des milieux détruits. Si vous étiez sur la Lune, le plus grand relief biologique que vous pourriez distinguer serait cette immense barrière de corail au large de l'Australie. Et pourtant... elle est composée, comme tous les coraux, d'organismes minuscules, les polypes, associés à des algues, les zooxanthelles. Alors qu'ils couvrent moins de 0,5 % des fonds marins, les récifs de corail concentrent un quart des espèces de poissons marins connues et on estime que 90 % des espèces marines en dépendent directement ou indirectement. Les coraux sont ainsi une ressource indispensable pour les hommes. Un demi milliard d'êtres humains dans plus de 100 pays en dépendent directement pour vivre. Pourtant, petit à petit, l'homme exploite et détruit ce patrimoine naturel : pollution, surpêche, tourisme ou réchauffement climatique, la moitié des récifs coralliens dans le monde est menacée et 20 % ont déjà disparu. Les Australiens l'ont bien compris et protègent maintenant très activement leur barrière de corail.

Téléchargez la fiche pédagogique Des milieux détruits.

Téléchargez l'affiche Le grand voyage des espèces. Depuis que les hommes voyagent, beaucoup d'espèces les accompagnent. Ils les transportent pour s'en nourrir, s'en servir ou décorer leur jardin. La tomate, le maïs et la pomme de terre ont ainsi été rapportés d'Amérique, tandis que le cheval faisait le voyage en sens inverse. Parfois, des espèces jouent les passagers clandestins. Un insecte dans un fruit, une graine sous une semelle, une algue sur une coque et voilà une nouvelle espèce arrivée à destination sans que personne ne s'en aperçoive. Sauf si, trouvant à l'arrivée des conditions favorables, celle-ci prolifère, éliminant peu à peu les espèces locales… Les espèces introduites sont la deuxième cause de disparition des espèces après la destruction des habitats naturels. Dans les îles où la vie a évolué en vase clos loin de toute concurrence, elles font des ravages. En Nouvelle-Zélande, la moitié des espèces d'oiseaux a disparu depuis l'arrivée de l'homme. Ce sont les rats, débarqués avec lui sur ces îles, qui ont fait le plus de dégâts.

Téléchargez la fiche pédagogique Le grand voyage des espèces.

Téléchargez l'affiche Le pillage de la nature. Pour manger du poisson, les hommes pêchent. Comme les équipements sont toujours plus efficaces et les hommes plus nombreux, les quantités pêchées augmentent. Résultat ? Les poissons n'ont plus le temps de se reproduire : ils sont capturés avant. Leur taille se réduit, leur nombre aussi, et ils finissent par disparaître. Depuis 50 ans, 90 % des effectifs des grands poissons comme le thon ou le cabillaud ont déjà disparu et aujourd'hui, les trois quarts des stocks de poissons des océans sont surexploités ou à leur limite maximale d'exploitation. Il en va de même de toutes les espèces sauvages que les hommes chassent, cueillent, coupent et exploitent sans leur laisser le temps de se renouveler. Pour posséder un bibelot en écaille de tortue ou en ivoire, un perroquet en cage, une orchidée ou un cactus rare, les hommes déciment même les espèces protégées. Le commerce illégal d'espèces est la troisième source de revenu illicite après la drogue et les armes. C'est surtout la troisième cause de disparition des espèces menacées.

Téléchargez la fiche pédagogique Le pillage de la nature.

Téléchargez l'affiche Quand le climat se dérègle. La vie est possible sur Terre grâce à la chaleur du Soleil et à un phénomène naturel appelé effet de serre, sans lequel la planète serait entièrement glacée. Depuis un siècle, les activités humaines rejettent aussi des gaz à effet de serre qui s'accumulent en quantités croissantes dans l'atmosphère. Par exemple, pour nous déplacer, nous chauffer, nous éclairer et faire fonctionner nos équipements électriques, nous brûlons du charbon, du pétrole et du gaz naturel qui dégagent des gaz à effet de serre. Cela perturbe le climat en accentuant l'effet de serre normal : il se met à faire un peu trop chaud… Avant la fin du siècle, la température moyenne du globe pourrait augmenter de 1,8°C à 4°C, modifiant considérablement les milieux naturels. C'est bien trop rapide pour que les espèces qui y vivent aient le temps de s'adapter ou de migrer. Selon des biologistes, 15 % à 37 % des espèces vivantes pourraient ainsi se voir rayées de la planète avant 2050.

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Téléchargez l'affiche Les dons de la vie. On perçoit souvent la nature vivante comme un cadre pour nos loisirs ou un décor à contempler, et l'on oublie généralement qu'on lui doit presque tout : notre nourriture, nos médicaments, nos matériaux de construction, nos vêtements, et même nos matières plastiques et notre énergie. En effet, le pétrole, le charbon et le gaz sont issus d'organismes vivants très anciens conservés depuis des millions d'années dans le sous-sol. Par ailleurs, la moitié de l'humanité (3 milliards de personnes) utilise le bois pour le chauffage et la cuisson. Même l'air que nous respirons et l'eau que nous buvons nécessitent l'intervention des végétaux. Peut-être parce que leur valeur est inestimable, nous ne faisons pas assez attention à ces dons de la nature. Les deux tiers sont déjà dégradés ou surexploités. Quels seront les effets sur l'économie de l'épuisement des ressources et de la dégradation des fonctions écologiques des écosystèmes.

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Téléchargez l'affiche L'air que nous respirons. Sans les végétaux, il n'y aurait sur terre ni animaux ni hommes. Les plantes respirent et consomment de l'oxygène mais lorsque les plantes poussent, elles absorbent de l'eau, du gaz carbonique et des minéraux, et rejettent dans l'air le précieux oxygène que nous respirons. Nul besoin d'être grand pour être indispensable : ce sont des algues microscopiques vivant à la surface des océans qui fournissent 70 % de l'oxygène de l'atmosphère. Le reste est produit par les plantes terrestres en croissance. Les végétaux rendent l'air respirable et, de plus, ils jouent un rôle important dans le cycle de l'eau. Les deux tiers de l'eau de pluie tombée sur les continents retournent à l'atmosphère en transitant par les plantes. Absorbée par les racines, l'eau ressort par les feuilles par évaporation. Un orme, par exemple, peut rejeter 300 litres d'eau sous forme de vapeur en une journée. Les forêts entretiennent ainsi l'humidité de l'air et jouent un rôle clef dans la régulation des pluies.

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Téléchargez l'affiche L'eau, élément de vie. L'eau s'évapore de la surface des océans, des rivières, du sol, des plantes et monte dans l'atmosphère. Cette vapeur d'eau se condense en nuages, puis retombe en pluie, s'infiltre dans le sol et ruisselle en surface jusqu'aux lacs, rivières et fleuves qui se jettent dans les océans. Au cours de son cycle, l'eau qui circule librement à la surface des continents représente moins de 0,3 % de toute l'eau douce. C'est celle dont disposent les hommes. Celle que de plus en plus d'êtres humains doivent se partager et dont la qualité se dégrade parce que les milieux naturels, et notamment les zones humides, n'arrivent plus à jouer leur rôle d'éponge et d'épurateur biologique. En moins de 100 ans, la population mondiale a triplé et les besoins en eau par habitant ont été multipliés par six. En 2050, deux milliards d'individus dans une cinquantaine de pays, et peut-être beaucoup plus, pourraient ne pas avoir accès à une eau saine si rien n'est fait.

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Téléchargez l'affiche Le sol est vivant. Le sol est plus souvent associé au règne minéral qu'au vivant. Pourtant, il est lui-même un produit de la vie patiemment élaboré pendant des centaines et des milliers d'années. Dans une seule cuillère à soupe de sol forestier se bousculent plus de 50 milliards d'organismes vivants ! Bactéries, champignons, vers et insectes décomposent les plantes et les animaux morts et en font de l'humus. Les racines des plantes retiennent cet humus et y puisent leurs éléments nutritifs. Et ainsi de suite. Tant que le cycle n'est pas interrompu, l'écosystème se perpétue. Trop souvent, l'élevage et l'agriculture détruisent les sols. Défrichés et mis à nu, ils sont lessivés par les pluies, érodés, et s'appauvrissent. L'indispensable humus n'est pas remplacé et les sols, dénués de la vie souterraine qui les enrichit, deviennent stériles. Chaque année, dans le monde, 24 milliards de tonnes de sols fertiles sont ainsi perdus.

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Téléchargez l'affiche La nature soigne. Pour se soigner, l'homme a utilisé pendant des milliers d'années des extraits de plantes, de minéraux ou d'animaux. 80 % de la population de la planète a régulièrement recours à des traitements à base de plantes. Dans les pays développés, et notamment en France, le quart des médicaments prescrits contient des ingrédients découverts dans des plantes. Sans elles, ces traitements n'existeraient pas. Par exemple, l'aspirine provenait, à l'origine, de la reine-des-prés et de l'écorce de saule blanc. On sait maintenant la synthétiser artificiellement. A ce jour, moins de 10 % des plantes ont été étudiées pour leurs propriétés médicinales. Les forêts tropicales sont les véritables réservoirs de biodiversité de la planète. Mais en Amazonie, chaque minute, l'équivalent d'un terrain de football est rasé pour l'exploitation du bois, l'élevage et l'agriculture. Avec lui, c'est peut-être le remède contre une maladie grave qui disparaît avant même d'avoir été découvert…

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Téléchargez l'affiche La nature nous alimente. Depuis les débuts de l'agriculture, l'homme a créé, à partir d'espèces sauvages, des variétés végétales et des races animales domestiques. Ainsi, sur les 250 000 espèces de plantes que compte la planète, 7 000 sont cultivées mais trois seulement apportent 60 % des calories végétales consommées par l'humanité : le blé, le riz et le maïs. De même, sur les 15 000 espèces sauvages de mammifères et d'oiseaux, 35 sont à l'origine de 7 600 races animales. Mais à force de privilégier la productivité, l'agriculture s'uniformise : de nombreuses races domestiques et variétés de fruits et de légumes, jugées non rentables, sont délaissées et oubliées. Tandis que les poulets sont élevés par milliards et les porcs, vaches et moutons par centaines de millions, une race disparaît tous les mois. Pourtant, pour lutter contre une nouvelle maladie ou un parasite d'une culture, pour adapter des animaux à un environnement difficile, il peut être fort utile de faire des croisements avec une variété résistante à une maladie. À condition que celle-ci ne soit pas éteinte…

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Téléchargez l'affiche Protéger les espaces naturels. On ne peut pas essayer de sauver un oiseau en coupant l'arbre dans lequel il a fait son nid. Pour protéger une espèce, il faut avant tout préserver son lieu de vie. Et dans certains cas, cet habitat est très vaste. Par exemple, pour chasser et se nourrir, un seul tigre du Bengale a besoin d'un territoire de 70 km2, et il faut des milliers de tigres pour assurer la survie de l'espèce. Ce qui est d'autant plus problématique que les grands prédateurs comme le tigre, le léopard ou l'ours cohabitent difficilement avec les hommes. Dans le monde, 12 % des espaces naturels sont protégés. Mais réserves naturelles et parcs nationaux montrent leurs limites. Ainsi l'ours brun n'est plus chassé dans notre pays depuis 1957. À l'époque, on comptait 70 individus dans les Pyrénées. Ils étaient moins de 10 à la fin des années 1980. Depuis, d'autres ours ont été importés de Slovénie.

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Téléchargez l'affiche Toutes les espèces sont utiles. Tout est très organisé dans la nature, et il y a des mécanismes pour que chaque espèce reste à sa place et ne se développe pas trop. Chacun mange puis est mangé à son tour, selon son niveau dans la chaîne alimentaire. Et chacun est utile pour maintenir l'équilibre. Par exemple, dans nos campagnes, l'élimination des rapaces et des renards, considérés comme nuisibles, a provoqué le pullulement des rongeurs qui s'attaquent aux cultures. Pour rétablir l'équilibre écologique rompu, l'agriculteur est obligé de faire lui-même la chasse aux mulots et campagnols. Ce qui lui coûte très cher alors que les renards et les faucons le faisaient depuis toujours gratuitement. La biodiversité est essentielle pour maintenir l'équilibre global de la vie sur Terre. Aujourd'hui, de nombreuses espèces vivantes sont menacées d'extinction, et cet équilibre lui-même s'en trouve également menacé.

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Source : Le développement durable

 

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